Thomas Sankara

La vidéo de l'intervention de Thomas Sankara au Sommet de l'O.U.A à Addis Abéba le 29 Juillet 1987


Et voici un extrait du discours prononcé par Thomas Sankara à la vingt-cinquième Conférence au sommet des pays membres de l'OUA à Addis-Abeba, le 29 juillet 1987.

[...]

Nous estimons que la dette s'analyse d'abord de part ses origines. Les origines de la dette remontent aux origines du colonialisme. Ceux qui nous ont prêté de l'argent, ce sont ceux là qui nous ont colonisé, ce sont les mêmes qui géraient nos états et nos économies, ce sont les colonisateurs qui endettaient l'Afrique auprès des bailleurs de fonds, leurs frères et cousins.

Nous étions étrangers à cette dette, nous ne pouvons donc pas la payer.

La dette, c'est encore le Néo-Colonialisme où les colonisateurs se sont transformés en assistants techniques ; en fait, nous devrions dire qu'ils se sont transformés en assassins techniques ; et ce sont eux qui nous ont proposé des sources de financement.

Des bailleurs de fond, un terme que l'on emploi chaque jour comme s'il y avait des hommes dont le bâillement suffisait à créer le développement chez les autres. Ces bailleurs de fond nous ont été conseillés, recommandés ; On nous a présenté des montages financiers alléchants des dossiers ; nous nous sommes endettés pour cinquante ans, soixante ans ,même plus c'est-à-dire que l'on nous a amené à compromettre nos peuples pendant cinquante ans et plus.

Mais la dette, c'est sa forme actuelle, contrôlée, dominée par l'impérialisme, une reconquête savamment organisée pour que l'Afrique, sa croissance, son développement obéisse à des paliers, à des normes qui nous sont totalement étrangères, faisant en sorte que chacun de nous devienne l'esclave financier c'est-à-dire l'esclave tout court de ceux qui ont eu l'opportunité, la ruse, la fourberie de placer les fonds chez nous avec l'obligation de rembourser.

On nous dit de rembourser la dette, ce n'est pas une question morale, ce n'est point une question de ce prétendu honneur de rembourser ou de ne pas rembourser ; Monsieur le président, nous acons écouté et applaudi le premier ministre de Norvège lorsqu'elle est intervenue ici même, elle a dit, elle qui est Européenne, que toute la dette ne peut pas être remboursée. La dette ne peut pas être remboursée parce que d'abord si nous ne payons pas, nos bailleurs de fond ne mouront pas .Soyons en sûrs. par contre, si nous payons, c'est nous qui allons mourir .Soyons en sûrs également. Ceux qui nous ont conduit à l'endettement ont joué comme dans un casino ; quand ils gagnaient, il n'y avait point de débat, maintenant qu'ils ont perdu au jeu, il nous exigent le remboursement ; et l'on parle de crise. Non ! Monsieur le Président, ils ont joué, ils ont perdu, c'est la règle du jeu, la vie continue !!!

Nous ne pouvons pas rembourser la dette parce que nous n'avons pas de quoi payer ; Nous ne pouvons pas rembourser la dette parce que nous ne sommes pas responsables de la dette ; Nous ne pouvons pas payer la dette parce que au contraire les autres nous doivent ce que les plus grandes richesses ne pourront jamais payer c'est-à-dire la dette de sang. C'est notre sang qui a été versé ; On parle du plan Marshall qui a refait l' Europe Economique mais on ne parle jamais du plan Africain qui a permis à l'Europe de faire face aux hordes Hitlériennes lorsque leur économie était menacée, leur stabilité était menacée. Qui a sauvé l'Europe ? C'est l'Afrique ! On en parle très peu, on en parle si peu que nous ne pouvons pas nous être complices de ce silence ingrat. Si les autres ne peuvent pas Chanter nos louanges, nous avons au moins le devoir de dire que nos pères furent courageux et que nos anciens combattants ont sauvé l'Europe et finalement ont permis au monde de se débarrasser du Nazisme.

La dette, c'est aussi la conséquence des affrontements et lorsque l'on nous parle aujourd'hui de crise économique, on oublie de nous dire que la crise n'est pas venue de façon subite, la crise existe de tout temps et elle ira en s'aggravant chaque fois que les masses populaires seront de plus en plus conscientes de leur droit face aux exploiteurs. Il y a crise aujourd'hui parce que les masses refusent que les richesses soient concentrées entre les mains de quelques individus ; Il y a crise parce que quelques individus déposent dans des banques à l'étranger des sommes colossales qui suffiraient à développer l' Afrique ; Il y a crise parce que face à richesses individuelles que l'on peut nommer, les masses populaires refusent de vivre dans les ghettos, dans les bas quartiers ; Il y a crise parce que les peuples partout refusent d'être dans Soweto face à Johannesburg. Il y a donc lutte et l'exacerbation de cette lutte amène les tenants du pouvoir financier à s'inquiéter. On nous demande aujourd'hui d'être complices de la recherche d'un équilibre, équilibre en faveur des tenants du pouvoir financier, équilibre au détriment de nos masses populaires. Non, nous ne pouvons pas être complices, non, nous ne pouvons pas accompagner ceux qui sucent le sang de nos peuples et qui vivent de la sueur de nos peuples, nous ne pouvons pas les accompagner dans leur démarche assassine.

Monsieur le président, nous entendons parler de club, club de Rome, club de Paris, club de partout. Nous entendons parler du groupe des cinq, du groupe des sept, du groupe des dix peut être du groupe des cent et que sais-je encore. Il est normal que nous créions notre club et notre groupe faisant en sorte que dès aujourd'hui Addis Abeba devienne également le siège, le centre d'où partira le souffle nouveau : le club d'Addis Abeba.

Nous avons le devoir aujourd'hui de créer le front uni d'Addis Abeba contre la dette. Ce n'est que de cette façon que nous pouvons dire aux autres qu'en refusant de payer la dette nous ne venons pas dans une démarche belliqueuse, au contraire, c'est dans une démarche fraternelle pour dire ce qui est. Du reste, les masses populaires en Europe ne sont pas opposées aux masses populaires en Afrique mais ceux qui veulent exploiter l'Afrique, ce sont les mêmes qui exploitent l'Europe ; Nous avons un ennemi commun. Donc notre club parti d'Addis Abeba devra également dire aux uns et aux autres que la dette ne saurait être payée.

Et quand nous disons que la dette ne saurait être payée ce n'est point que nous sommes contre la morale, la dignité, le respect de la parole. Parce que nous estimons que nous n'avons pas la même morale que les autres. Entre le riche et le pauvre, il n'y a pas la même morale. La bible, le coran, ne peuvent pas servir de la même manière celui qui exploite le peuple et celui qui est exploité ; Il faudrait alors qu'il y ait deux éditions de la bible et deux éditions du coran.

Nous ne pouvons pas accepter qu'on nous parle de dignité, nous ne pouvons pas accepter que l'on nous parle de mérite de ceux qui payent et de perte de confiance vis à vis de ceux qui ne payeraient pas. Nous devons au contraire dire que c'est normal aujourd'hui, nous devons au contraire reconnaître que les plus grands voleurs sont les plus riches. Un pauvre, quand il vole, il ne commet qu'un larcin ou une peccadille tout jute pour survivre par nécessité. Les riches ce sont eux qui volent le fisc, les douanes et qui exploitent les peuples.

Monsieur le président, ma proposition ne vise pas simplement à provoquer ou à faire du spectacle, je voudrais dire ce que chacun de nous pense et souhaite. Qui ici ne souhaite pas que la dette soit purement et simplement effacée ? Celui qui ne le souhaite pas, il peut sortir, prendre son avion et aller tout de suite à la banque mondiale payer ! Tous nous le souhaitons !

Je ne voudrais pas que l'on prenne la proposition du Burkina Faso comme celle qui viendrait de la part de jeunes sans maturité et sans expérience. Je ne voudrais pas non plus que l'on pense qu'il n'y a que les révolutionnaires à parler de cette façon. Je voudrais que l'on admette que c'est simplement l'objectivité et l'obligation et je peux citer dans les exemples de ceux qui ont dit de ne pas payer la dette des révolutionnaires comme des non révolutionnaires, des jeunes comme des vieux. Je citerai par exemple Fidèle Castro, il n'a pas mon âge même s'il est révolutionnaire mais je pourrais citer également François Mitterrand qui a dit que les pays africains ne peuvent pas payer, que les pays pauvres ne peuvent pas ; Je pourrais citer Madame le premier ministre de Norvège, je ne connais pas son âge et je m'en voudrais de le lui demander. Je voudrais citer également le président Félix Houphouët-Boigny.

Si le Burkina Faso tout seul refuse de payer la dette, je ne serai pas là à la prochaine conférence.

# Posté le mardi 31 juillet 2007 17:09

Organisation de l'Unité Africaine (O.U.A)

Organisation de l'Unité Africaine (O.U.A)
Un discours prononcé par Sa Majesté Haile Selassie d'Ethiopie lors de la Création de l'Organisation de l'Unité Africaine. Organisation prophétisée, qui engendrera les Etats-Unis d'Afrique comme l'a Annoncé Notre Honorable Prophète John Marcus I Mosiah Garvey.

"L'O.U.A, est une organisation que le peuple de notre vaste continent a établi avec pour vue d'accomplir certaines tâches spécifiques.
Rapidement, l'organisation est établie dans le but de protéger l'indépendance des Etats Africains.
Cela signifie aussi, pousser l'économie et le progrès social à travers la coopération des peuples Africains.
Il a aussi l'importante tâche d'assister au maintient de la paix et de la sécurité mondiale.
Nous savons que l'unité peut être et a été atteinte parmis les hommes de toutes origines, cette différence de race, de religion, de culture, de tradition, ne sont pas des obstacles insurmontables pour l'unification des peuples.

Nous sommes aujourd'hui sur la scène des affaires mondiales, avant l'audience de l'opinion mondiale. Nous sommes venus ensemble pour servir notre rôle dans la direction des affaires mondiales et pour nous acquitter de notre devoir envers le grand continent où nous dirigeons 250 millions de personnes. L'Afrique est aujourd'hui à mi chemin, dans sa transition entre l'Afrique d'hier et celle de demain. Même si nous sommes ici devant vous, nous sommes partis du passé vers le futur, la Tâche sur laquelle nous avons embarqué, la création de l'Afrique, ne peut attendre nous devons agir, pour former et mouler le futur et quitter nos imprimés des événements comme ils sont passés dans l'histoire.

Nous cherchons, à cette assemblée, à déterminer où nous allons et montrer la course de notre destiné.
Ce n'est pas moins important que nous savions quand nous viendrions. La conscience de notre passé est essentielle à l'établissement de notre personnalité et à notre identité d'Africain.

Ce monde n'a pas été crée par morceaux. L'Afrique est pas née plus tôt ou plus tard qu'une autre zone géographique du globe. Les Africains ni plus ni moins que les autres hommes, possèdent tous les attributs humains, les talents et les défauts, les vertus et les erreurs. Il y a des milliers d'années, les civilisations prospéraient en Afrique qui ne souffraient pas de comparaison avec ceux des autres continents. En ces siècles, les Africains étaient politiquement libres et économiquement indépendants. Leurs modèles sociaux étaient leur propres et leur cultures vraiment indigènes.

L'obscurité qui enchâssa les siècles, qui s'écoulaient entre ces jours anciens et la redécouverte de l'Afrique, s'est graduellement dispersée. Ce qui est certain , c'est que durant ces longues années des Africains sont nés, ont vécus et sont morts. Des hommes sur une autre partie de cette terre occupés par leurs propres intérêts, dans leurs pensées, ont proclamés que le monde débuta et finira à leurs horizons. Tout leur était inconnu, l'Afrique se développa dans ces propres modèles, grandit dans se propre vie et, au 19ème siècle, finalement re-émergea dans le conscience mondiale.
Les événements des 150 dernières années ne requièrent pas que l'on s'étendent dessus.
La période du colonialisme dans laquelle nous avons été plongés culmina par l'enchaînement et la
limitation de notre continent ; notre peuple fier et libre réduit à l'esclavage et l'humiliation ; avec
des Africains qui hachurent en croisillons la terre et d'autres qui contrôlent – entourés par des frontières artificielles et arbitraires. Plusieurs d'entre eux, durant ces années amères, furent accablés dans des batailles, et ceux qui ont échappés à la conquête, l'ont fait au prix d'effusion de sang et de désespérante résistance.
D'autres ont été vendus en esclavage au prix extrait des colonialistes pour la 'protection' qu'ils ont étendus et la possessions de ce qu'ils disposent. L'Afrique était une ressource physique a exploité et les Africains étaient des biens corporels à acheter ou, mieux encore, les personnes réduitent à être des larbins et des vassaux. L'Afrique était le marché pour la production d'autres nations et la source de matériaux brut avec lesquels leurs usines étaient alimentées.

Aujourd'hui, l'Afrique a émergée de ce passage ténébreux, notre Armageddon est passé.
L'Afrique renaît en un continent libre et les Africains renaîssent comme des hommes libres.
Le sang qui a été versé et les souffrances qui ont été endurées sont aujourd'hui les avocats de
l'Afrique pour la liberté et l'unité. Ces hommes, qui refusent d'accepter le jugement passé sur
eux par les colonisateurs, qui ont endurés inébranlablement à travers les heures les plus ténébreuses jusqu'à la vision d'un Africain émancipé de la domination politique, économique et spirituelle, seront remémorés et révérés où que vous rencontriez un Africain.
Beaucoup d'entre eux n'ont jamais mis le pied sur leur continent. D'autres y ont vécu et y sont morts.
Ce que nous pouvons prononcer aujourd'hui peut ajouter à l'héroïque lutte de ceux qui, par leur exemple, nous ont montrés O combien la liberté, la dignité humaine sont précieuses et comment la vie est peu de chose à côté. Leurs actions sont écrites dans l'histoire.

La victoire de l'Afrique, quoique proclamée, n'est pas encore totale, et il reste encore des zones
de résistance. Aujourd'hui, nous appelons à notre première grande tâche la libération finale de
tous les Africains encore dominés par le contrôle et l'exploitation étrangère. Avec le but en vue
de triompher de notre étreinte, ne les laissons pas maintenant hésiter, traîner ou se relaxer.
Nous devons faire un suprême effort final maintenant, quand la lutte lassée croît, quand tant a été
perdu, c'est le sens frémissant de l'accomplissement qui nous a été apporté près de l'assouvissement.
Notre liberté est dénué de sens à moins que tous les Africains soient libres.
Nos frères en Rhodésie(actuel Zimbabwe) , au Mozambique, en Angola, en Afrique du Sud
s'écrient d'angoisse pour notre support et assistance. Nous devont nous presser en faveur de
l'accession à l'indépendance. Nous leur disons, vos plaies ne serons pas ignorées. Les ressources
de l'Afrique et de toutes les nations de liberté et d'amour sont entrés à ton service.
Ait un bon c½ur, pour que la délivrance soit à porter de main.

1- Une leçon importante que nous avons appris de l'expérience de ces dix dernières années est que
nous ne pouvons pas quitter le progrès ultérieur de l'unité de l'Afrique pour prendre notre propre
direction à notre propre allure sans conduite active de notre part.

Le volume de commerce de l'intra-Afrique, qui à présent, est à raison de moins de 10% du total de notre commerce étranger s'étendra progressivement, et ce vers la fin de la décennie de commerce parmis les pays Africain occupera une place signifiante dans l'exportation de chacun des pays.

2- Les pays Africains doivent établir progressivement des cibles pour réduire les tarifs et les autres barrières du commerce parmis eux.

3- Nos ministres chargés des plannings de responsabilités économiques doivent tenir des consultations régulières ceci afin d'harmoniser leur politique, leur plan de développement et ouvrir des avenuespotentielle pour l'expansion du commerce intra-Afrique.

A travers les consultations régulières, nous devont entreprendre d'identifier le besoin et établir des industries qui pourront pourvoir nos besoins commun.
Ceci est important, car l'échelle sur laquelle les industries modernes sont viables aujourd'hui
nécessite que nous créons en Afrique des bases économiques larges pour supporter le bilan économique d'un état."


S.M.I Haile Selassie
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# Posté le mardi 31 juillet 2007 17:39

Modifié le mardi 31 juillet 2007 17:50

Déclaration Universelle des Droits de l'Homme

Déclaration Universelle des Droits de l'Homme
La Déclaration Universelle des Droits de l'Homme dont l'Ethiopie de Son Impériale Majesté Haile Selassie est le Premier signataire:


Préambule
Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde.

Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l'homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l'humanité et que l'avènement d'un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l'homme.

Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression.

Considérant qu'il est essentiel d'encourager le développement de relations amicales entre nations.

Considérant que dans la Charte les peuples des Nations Unies ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l'homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l'égalité des droits des hommes et des femmes, et qu'ils se sont déclarés résolus à favoriser le progrès social et à instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande.

Considérant que les Etats Membres se sont engagés à assurer, en coopération avec l'Organisation des Nations Unies, le respect universel et effectif des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Considérant qu'une conception commune de ces droits et libertés est de la plus haute importance pour remplir pleinement cet engagement.

L'Assemblée générale proclame la présente Déclaration universelle des droits de l'homme comme l'idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et tous les organes de la société, ayant cette Déclaration constamment à l'esprit, s'efforcent, par l'enseignement et l'éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d'en assurer, par des mesures progressives d'ordre national et international, la reconnaissance et l'application universelles et effectives, tant parmi les populations des Etats Membres eux-mêmes que parmi celles des territoires placés sous leur juridiction.


Article premier
Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.

Article 2
1.Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation.

2.De plus, il ne sera fait aucune distinction fondée sur le statut politique, juridique ou international du pays ou du territoire dont une personne est ressortissante, que ce pays ou territoire soit indépendant, sous tutelle, non autonome ou soumis à une limitation quelconque de souveraineté.

Article 3
Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.

Article 4
Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude; l'esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes.

Article 5
Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

Article 6
Chacun a le droit à la reconnaissance en tous lieux de sa personnalité juridique.

Article 7
Tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi. Tous ont droit à une protection égale contre toute discrimination qui violerait la présente Déclaration et contre toute provocation à une telle discrimination.

Article 8
Toute personne a droit à un recours effectif devant les juridictions nationales compétentes contre les actes violant les droits fondamentaux qui lui sont reconnus par la constitution ou par la loi.

Article 9
Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé.

Article 10
Toute personne a droit, en pleine égalité, à ce que sa cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal indépendant et impartial, qui décidera, soit de ses droits et obligations, soit du bien-fondé de toute accusation en matière pénale dirigée contre elle.

Article 11
1. Toute personne accusée d'un acte délictueux est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d'un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées.

2. Nul ne sera condamné pour des actions ou omissions qui, au moment où elles ont été commises, ne constituaient pas un acte délictueux d'après le droit national ou international. De même, il ne sera infligé aucune peine plus forte que celle qui était applicable au moment où l'acte délictueux a été commis.

Article 12
Nul ne sera l'objet d'immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d'atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes.

Article 13
1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l'intérieur d'un Etat.

2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.

Article 14
1. Devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l'asile en d'autres pays.

2. Ce droit ne peut être invoqué dans le cas de poursuites réellement fondées sur un crime de droit commun ou sur des agissements contraires aux buts et aux principes des Nations Unies.

Article 15
1. Tout individu a droit à une nationalité.

2. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité, ni du droit de changer de nationalité.

Article 16
1. A partir de l'âge nubile, l'homme et la femme, sans aucune restriction quant à la race, la nationalité ou la religion, ont le droit de se marier et de fonder une famille. Ils ont des droits égaux au regard du mariage, durant le mariage et lors de sa dissolution.

2. Le mariage ne peut être conclu qu'avec le libre et plein consentement des futurs époux.

3. La famille est l'élément naturel et fondamental de la société et a droit à la protection de la société et de l'Etat.

Article 17
1. Toute personne, aussi bien seule qu'en collectivité, a droit à la propriété.

2. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa propriété

Article 18
Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites.

Article 19
Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

Article 20
1. Toute personne a droit à la liberté de réunion et d'association pacifiques.

2. Nul ne peut être obligé de faire partie d'une association.

Article 21
1. Toute personne a le droit de prendre part à la direction des affaires publiques de son pays, soit directement, soit par l'intermédiaire de représentants librement choisis.

2. Toute personne a droit à accéder, dans des conditions d'égalité, aux fonctions publiques de son pays.

3. La volonté du peuple est le fondement de l'autorité des pouvoirs publics ; cette volonté doit s'exprimer par des élections honnêtes qui doivent avoir lieu périodiquement, au suffrage universel égal et au vote secret ou suivant une procédure équivalente assurant la liberté du vote.

Article 22
Toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la sécurité sociale ; elle est fondée à obtenir la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels indispensables à sa dignité et au libre développement de sa personnalité, grâce à l'effort national et à la coopération internationale, compte tenu de l'organisation et des ressources de chaque pays.

Article 23
1. Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage.

2. Tous ont droit, sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail égal.

3. Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu'à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s'il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale.

4. Toute personne a le droit de fonder avec d'autres des syndicats et de s'affilier à des syndicats pour la défense de ses intérêts.

Article 24
Toute personne a droit au repos et aux loisirs et notamment à une limitation raisonnable de la durée du travail et à des congés payés périodiques.

Article 25
1. Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d'invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.

2. La maternité et l'enfance ont droit à une aide et à une assistance spéciales. Tous les enfants, qu'ils soient nés dans le mariage ou hors mariage, jouissent de la même protection sociale.


Article 26
1. Toute personne a droit à l'éducation. L'éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l'enseignement élémentaire et fondamental. L'enseignement élémentaire est obligatoire. L'enseignement technique et professionnel doit être généralisé ; l'accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite.

2. L'éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et l'amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux ou religieux, ainsi que le développement des activités des Nations Unies pour le maintien de la paix.

3. Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants.


Article 27
1. Toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent.

2. Chacun a droit à la protection des intérêts moraux et matériels découlant de toute production scientifique, littéraire ou artistique dont il est l'auteur.

Article 28
Toute personne a droit à ce que règne, sur le plan social et sur le plan international, un ordre tel que les droits et libertés énoncés dans la présente Déclaration puissent y trouver plein effet.

Article 29
1. L'individu a des devoirs envers la communauté dans laquelle seule le libre et plein développement de sa personnalité est possible.

2. Dans l'exercice de ses droits et dans la jouissance de ses libertés, chacun n'est soumis qu'aux limitations établies par la loi exclusivement en vue d'assurer la reconnaissance et le respect des droits et libertés d'autrui et afin de satisfaire aux justes exigences de la morale, de l'ordre public et du bien-être général dans une société démocratique.

3. Ces droits et libertés ne pourront, en aucun cas, s'exercer contrairement aux buts et aux principes des Nations Unies.

Article 30
Aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme impliquant pour un Etat, un groupement ou un individu un droit quelconque de se livrer à une activité ou d'accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés.
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# Posté le mercredi 01 août 2007 07:25

-:: les trois étapes des relations entre les noirs et les blancs ::-

-:: les trois étapes des relations entre les noirs et les blancs ::-
"Selon moi, il y a trois étapes successives dans les relations du noir avec la race blanche sur le plan politique.
La première étape est celle de l'arrivée des noirs dans cet hémisphère occidental, après leur capture en Afrique par les blancs, qui les transportèrent jusqu'ici et les gardèrent deux cent cinquante ans en esclavage. Pendant cette période, nous n'étions pas payés, nous ne recevions pas le moindre dédomagement pour notre travail, et nous ne pouvions pas nous plaindre, car l'homme blanc nous enseignait la parole du Christ : "Apprends à travailler et à attendre".
La seconde étape a pour nom : "émancipation" ; nous en avons joui pendant 58 ans. Elle débuta le jour où nous fut accordé une libération partielle et des moyens d'existence précaires sous forme de gages. Pendant cette période, nous nous contentions encore de faire juste ce qu'on nous demandait, on travaillait pour quelques sous et on votait démocrate, républicain, ou autre, jusqu'au jour où, au bout de 58 ans, on s'aperçut que cela ne pouvait plus durer. Nous voici à présent dans la troisième période, celle où nous disons au blanc : "Après deux cent cinquante ans d'esclavage et cinquante huit ans de liberté partielle sous votre direction, nous voulons faire l'essai, ne serait-ce que durant cinquante ans, de notre propre gouvernement". Cette nouvelle étape exige que nous nous débarassions des plaies qui nous affligeaient pendant les deux premières périodes, que nous allions de l'avant et agissions : en un mot, que nous nous acquittions de notre devoir d'hommes, dans l'arène économique, industrielle et politique."

Texte de Marcus Garvey, extrait du Livre Marcus Mosiah Garvey : Un Homme et Sa Pensée

# Posté le mercredi 01 août 2007 08:21

Modifié le samedi 25 août 2007 17:52

-:: Marcus Mosiah Garvey ::-

-:: Marcus Mosiah Garvey ::-
"La mort est la fin de toute Vie pour l'individu ou pour la chose; la mort physique, c'est la poussière qui retourne à la poussière. Celui qui ne vit pas bien, meurt complétement quand le corps se décompose, mais celui qui vit bien, transcende sa nature mortelle et devient imortelle"

"Il n'y jamais eu de mouvement dont le leader n'ait eu à souffrir pour la cause, et où il n'ait reçu pour prix de ses efforts, que l'ingratitude du peuple. Comme eux tous, je suis préparé au sort qui m'attend."

"Cherchez moi dans l'ouragan ou dans la tempête, cherchez moi tout autour de vous, car, avec la grâce de Dieu, je viendrai et amènerai avec moi les innombrables millions d'esclaves noirs qui sont morts en Amérique et dans les Antilles et les millions en Afrique pour vous aider dans le combat pour la Liberté, la Justice et la Vie."


Honorable Prophète John Marcus I Selassie I JaH RasTafarI

# Posté le mercredi 01 août 2007 08:35